Il y a quelques valeurs sûres. Dans la région de Marcillac par exemple, Jean-Marie Revel, plus petit viticulteur de l’AOC, s’occupe «comme d’un bébé» de ses 4 hectares de Mansois, que lui et sa famille cultivent depuis cinq générations. «Un vin authentique», qui, selon son producteur, est recherché et reconnu par les amateurs avertis...

Pierre-Yves de Boissieu, de la société «Aromatiques d’Homs», n’a pas besoin non plus de carte de visite. Son célèbre pastis, aux traditionnels arômes d’anis et de réglisse mélangés à des plantes aromatiques de la région, a une réputation qui a dépassé depuis longtemps les frontières aveyronnaises.

Au fil de ses déambulations, le visiteur de la Foire d’Automne pouvait tout de même faire des découvertes, non moins intéressantes. Ainsi, au stand de la Brasserie d’Olt, renommée pour sa fameuse «Bière de la Marmotte», le chaland tombait nez-à-nez avec «le cola aveyronnais le plus vendu au monde». Pas encore prêt à concurrencer son cousin d’Atlanta en terme de production, le «Colt Cola», dernier né de la brasserie de Saint-Geniez-d’Olt, n’en est pas moins redoutablement savoureux. «L’eau, les extraits végétaux et les arômes naturels qui sont issus de l’Aubrac donnent à ce soda son authenticité», affirme le fabricant, Sébastien Blaquière, qui s’est aussi lancé dans la production d’une limonade nord-aveyronnaise baptisée «La Délicieuse».

«Une bière un peu nerveuse»

Le petit dernier de ces producteurs passionnés s’appelle Jean-Marc Vignollet. Il est exploitant agricole à la ferme du Pinel. Depuis le mois d’août, cet amateur de bière s’est lancé dans sa propre production, en créant la Brasserie du Larzac. «Je produis une blonde assez légère, très amère et aromatique, une rousse plus féminine, moins amère, et une brune très typée, très noire, très amère, une stout bière brune fortement alcoolisée, ndlr pour amateur», détaille l’apprenti-brasseur, qui, avec ses 700 à 800 litres par mois, n’est pas encore distribué dans les commerces. «C’est une bière un peu nerveuse, elle mousse beaucoup et il faut du temps pour la tirer, reconnaît Jean-Marc Vignollet. Il faudrait que je trouve des bars qui aiment cette bière-là». Des alcools plus forts – ratafia, eaux de vie, vins de la vallée du Tarn... – côtoyaient d’autres nectars plus doux, comme ceux issus du stand de la Maison de la Cerise ou du pressoir du musée de la vie rurale de Saint-Beauzély.

Qui a dit que l’Aveyron n’était pas aussi un pays à boire ?

Article Extrait du Journal de Millau